Les 5 sens du chien

Le chien a surtout développé deux sens, l'odorat et l'ouïe, les autres sens sont moins importants pour lui.

Les 5 sens du chien2018-11-19T13:48:44+00:00

1) L’odorat du chien

L’odorat est le sens le plus développé du chien qui est un animal macrosmatique. Il est présent du début (le chiot nouveau-né est sourd et aveugle, il ne repère sa mère qu’à l’odeur) à la fin de sa vie (le chien âgé peut devenir sourd et aveugle mais il gardera toujours son odorat).

L'odorat est le sens le plus développé du chien

Le chien a en moyenne 200 millions de récepteurs olfactifs (contre 5 millions chez l’homme), on pourrait donc simplifier en déduisant que son odorat est 40 fois plus puissant que le nôtre mais ce serait faire l’impasse sur la distinction entre détection et identification :

  • au niveau de la détection : le seuil de sensibilité olfactive du chien est très bas, une minuscule proportion d’une odeur particulière peut être repéré là où aucun humain ne sentirait quelque chose. Sa sensibilité olfactive est 1 million de fois supérieure à la nôtre, il peut, par exemple, sentir 1g de sel dilué dans 1000l d’eau. Il n’est donc pas étonnant qu’il puisse détecter, à 500 mètres, l’approche de son maître, même s’il est en voiture.
  • au niveau de l’identification : l’odorat du chien est discriminant c’est-à-dire qu’il est capable de suivre une odeur particulière parmi d’autres odeurs plus fortes, il peut ainsi différencier l’odeur d’une boucherie d’une autre par exemple. Il est capable de détecter 500 000 odeurs différentes.

Ces facultés ont été exploitées par l’homme qui a dressé des chiens à détecter des cadavres, des explosifs, de la drogue, … Aujourd’hui, les scientifiques se rendent compte que le chien peut également les aider dans le dépistage de certaines maladies telles que l’épilepsie, le cancer, l’infection nosocomiale, …

L’odorat du chien est important pour la chasse bien sûr mais il lui sert aussi à communiquer avec ses semblables grâce à l’émission de phéromones. Il en sécrète par ses glandes anales et circumanales, par celles situées au niveau de l’oreille, de la face supérieure, de la queue, des coussinets et du vagin. Ces phéromones se retrouvent aussi dans l’urine et les selles. Leur analyse olfactive permet au chien « récepteur » d’avoir des informations sur l’âge, le sexe, la maturité, la réceptivité éventuelle, … du chien « émetteur ».

Enfin, le chien possède un organe voméronasal (organe de Jacobsen), une petite cavité dans le palais, qui lui sert à repérer les femelles en chaleur. Il peut les flairer à 3 kilomètres ! Lorsque le chien l’utilise en le faisant vibrer, il retrousse les lèvres et donne l’impression de rire, c’est le signe de Flehmen. Cependant, cette attitude est moins manifeste que chez le cheval.

Avec un sens aussi développé, on comprend que la perte de l’odorat doit être un trouble très handicapant pour le chien.

2) L’ouïe

Les oreilles des chiens sont mobiles et indépendantes l’une de l’autre (si elles sont dressées, elles forment un amplificateur, ce qui accentue encore l’audition du chien), cela lui permet de les orienter vers la source du son sans bouger la tête.

Le chien entend à une gamme de fréquences plus large que celle de l’homme, il perçoit notamment les infrasons et les ultrasons jusque 50 000 Hertz (l’homme, 18 000). De plus, il peut différencier des sons qui pour nous sont identiques, il n’est donc pas nécessaire de crier, il nous entend parfaitement … ce qui ne veut pas dire qu’il nous écoute toujours 😉

Comme chez l’être humain, l’audition se détériore avec l’âge. Penny, par exemple, a montré des signes de surdité vers 13 ans, elle ne réagissait plus qu’aux bruits forts. Mais elle compensait avec la vue car, autant elle était sensible auparavant au bruit de la nourriture dans sa gamelle, autant elle observait ensuite tous nos faits et gestes aux heures des repas pour pouvoir nous suivre dès nous nous dirigions vers son écuelle !

3) La vision du chien

La vision définitive est acquise aux environs de trois mois. Globalement, la vue diurne du chien n’est pas meilleure que la nôtre. Il accommode moins bien que nous c’est-à-dire qu’il a des difficultés à ajuster sa vision lorsqu’il passe de la vision de loin à la vision de près. Il ne détecte pas non plus les couleurs de la même manière que nous car sa rétine ne possède pas autant de cônes sensibles aux couleurs, il a des difficultés à distinguer les couleurs allant du jaune au rouge. Par contre, sa vision nocturne est supérieure à la nôtre grâce au nombre important de bâtonnets, sensibles à la luminosité, dans sa rétine et à sa pupille qui peut se dilater. Sans oublier le tapetum lucidum, nom barbare de la sorte de membrane réfléchissante que le chien possède derrière la rétine. Très efficace, elle lui permet de capter le moindre rayon de lumière. C’est elle qui est responsable des yeux brillants du chien lorsqu’une lumière les éclaire la nuit.

Comparaison entre la vision de l'homme et celle du chien

Comment voit un chien ? Le chien nous supplante également au niveau du champ de vision. En effet, la disposition de ses yeux lui permet d’avoir un champ visuel de 250° (le nôtre ne dépasse pas 160°-180°). Il est surtout sensible aux mouvements, il verra parfaitement bien un objet se déplaçant au loin mais le perdra de vue dès qu’il se sera immobilisé.

4) Le toucher

Ce sens est assez peu développé chez le chien, l’odorat le supplantant généralement. Les organes tactiles du chien sont situés :

  • au niveau des coussinets : ils lui donnent des informations sur les surfaces où il se déplace

Les coussinets chez le chien

  • sur la peau : ils lui donnent la sensation d’être mouillé, de la douleur, du chaud, du froid et le rendent capable de hérisser ses poils. Les poils eux-mêmes transmettent les informations tactiles. En fonction de leur longueur, le pelage sera ras (1 cm), court (2 à 8 cm), mi-long (8 à 10 cm) ou long (plus de 10 cm)

Gros plan sur les vibrisses et la truffe du chien

  • dans les vibrisses : ce sont des sortes de poils plus épais situés sur le museau, près des yeux et sous la mâchoire. Ils informent le chien sur sa position spatiale (notamment la position de sa tête) ainsi que sur la forme et la texture des objets.
  • au niveau de la truffe : indissociablement liée à l’odorat, la truffe est également utilisée dans le toucher. Elle permet au chiot de sentir (dans les deux sens du terme) la mamelle de sa mère. Le chien adulte aura tendance à la coller à l’objet qui l’intéresse, appréciant du même coup son odeur et sa texture.

En plus de donner au chien des informations sur le monde extérieur, le toucher est important dans la communication. Les chiots ont besoin de se blottir les uns contre les autres, en grandissant, ils continueront à se toucher régulièrement lors des jeux. Une fois adultes, la hiérarchie entre chiens passe parfois par le toucher (poser la patte, lécher, …).

Quant aux humains, ils utilisent abondamment ce sens dans leur relation avec les chiens par les caresses, les gratouilles et autres papouilles en tous genres. À ce propos, sachez que les caresses sur la tête ne sont guère appréciées par le chien qui les interprète comme des signes de domination de notre part, il est préférable de le caresser sous le cou, c’est plus apaisant pour lui. Les tapotements sur les flancs sont des stimulants pour le chien, des invitations au jeu. Méfiez-vous des caresses au niveau du poitrail et du ventre qui peuvent s’apparenter à des stimulations sexuelles pour certains chiens à certains moments, pour d’autres, elles rassurent en leur rappelant l’attitude de leur mère, d’autres encore se couchent sur le dos lors des jeux et attendent visiblement ce genre de caresses, à voir donc en fonction de votre propre chien.

5) Le goût

Le sens du goût chez le chien

Doté de 5 fois moins de cellules réceptrices que l’être humain (1700 contre 9000 pour l’homme), on peut dire que ce sens est loin d’être utile au chien ! Cela et le fait qu’il n’y ait pas, contrairement à nous, de mastication ni de prédigestion dans la bouche expliquent qu’il ne mâche pas mais avale tout rond tout ce qui se trouve dans sa gamelle !

C’est donc surtout son odorat qui déclenchera son envie de manger puisque le goût de la nourriture n’est quasiment pas identifié. Autrement dit, si vous voulez préparer vous-même de bons petits plats pour votre chien, n’oubliez pas de les rendre odorants si vous voulez qu’il prenne du plaisir à les manger.

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